Ecrivains

"L'Obs" a demandé à la romancière d'aller à la rencontre des hommes et des femmes de pouvoir, jusqu'à la présidentielle de 2017. Pour ce premier portrait, elle a accompagné à Calais l'outsider de la primaire de la droite.

 

Les journalistes, la gauche, les gens, les serrages de main, la «Princesse de Clèves»… Entretien-reportage en campagne avec l’ancien président de la République.

 

Carnet de bord. L'écrivain a cherché à comprendre le candidat PS. Récit.

 

Je m’apprêtais à développer quand Jean-Christophe Bailly a bondi sur sa chaise: « Je ne suis pas du tout d’accord !!! Les enfants pensent. Ce que vous dites est absolument faux. » J’ai essayé d’expliquer… un enfant sait, il n’a pas besoin de penser. Ça a continué un peu. Il a fini par me dire : « vous êtes incapable de parler d’autre chose que de vous », là-dessus il s’est levé « y en a marre y en a marre », et il est parti en disant « le cul de sa mère, y en a marre ». Le cul de la mère, voilà le problème.

 

Marguerite Duras : "Il n'y aura plus que ça, la demande sera telle que... il n'y aura plus que des réponses, tous les textes seront des réponses en somme. Je crois que l'homme sera littéralement noyé dans l'information, dans une information constante. Sur son corps, sur son devenir corporel, sur sa santé, sur sa vie familiale, sur son salaire, sur son loisir. C'est pas loin du cauchemar.

 

On improvise des concours de dérapages et brûle de la gomme en hommage à Paul Walker devant l'arbre où la golden star s'est crashée il y a quelques jours, à Santa Clarita.

 

"En juin dernier, j'ai participé à une table rende à Lyon sur le thème : "Comment faire parler ses personnages".
Nous étions trois auteurs invités sur la scène des Subsistances, c'était organisé par la Villa Gilet pour les Assises internationales du roman.
Nous devions écrire un court texte et le lire avant de débattre et répondre aux éventuelles questions du public.
Voici le texte que j'ai écrit et lu ce jour-là…"

 

Hommage fait à Marguerite Duras, du ravissement de Lol V. Stein par  Jacques LACAN, 1965 Lecture Christine Angot

 

On m’a demandé ces derniers jours de réagir à « ce qui m’est reproché » dans certains journaux, qui relayent l’accusation à l’égard de mon livre, Les Petits, d’une personne, et non pas d’un personnage, comme j’ai pu le lire. Au départ, je n’avais pas lu ces articles, parce que il y a, d’une part, certains journaux que je ne lis plus, et d’autre part, certains points de vue que je connais trop bien pour ne pas en être lassée.

 

De la bête de cirque, elle offre le spectacle et elle ressent la honte qui est au fond des yeux : spectacle de ses engagements frénétiques, de son agitation vaine et de ses expériences ratées qui font d' elle un objet de suspicion, de curiosité ou de rejet ; honte d' appartenir à une génération qui n' est entrée dans l' histoire que par effraction, sans jamais parvenir à trouver sa place.

 

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